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Actualités scientifiques

A l’origine des tubes…

 

Reconstitution en 3 dimensions effectuée par tomographie d’une cellule du canal excrétoire chez C. elegans. CREDIT : Nature Cell Biology.

20 janvier 2013

Une équipe de l’IGBMC vient de mettre en lumière les mécanismes de la genèse des tubes chez le ver C. elegans. Certaines données laissent penser que ces mécanismes pourraient être transposables en partie à l’homme et ouvrir la voie à la compréhension de la genèse du réseau lymphatique. Ces résultats sont publiés le 20 janvier dans la revue Nature Cell Biology.

 

 

Un modèle simplifié

Caenorhabditis elegans est un petit ver d’1mm constitué de moins de 1000 cellules. Son réseau tubulaire est particulièrement simple, constitué de quatre canaux connectés. Contrairement aux organismes plus complexes, les tubules de C. elegans sont unicellulaires, ce qui facilite grandement leur étude. Ce ver est très étudié car il permet d’observer les mécanismes de base et de, bien souvent, pouvoir les transposer à l’être humain.

 

La formation des tubes

Les chercheurs ont utilisé la tomographie électronique afin de pouvoir observer à l’échelle de quelques nanomètres (10-9m) la genèse des canaux. Cette méthode permet en effet de reconstituer le volume d’une cellule grâce à une analyse « tranche par tranche ». Ainsi, les chercheurs ont pu montrer que la lumière (espace intérieur) du tube se forme grâce à la convergence de vésicules. Ces dernières se gorgent d’ions et cette pression les fait migrer vers la lumière. C’est la fusion de leur membrane avec celle de la lumière qui permet alors à cette dernière de s’élargir. En parallèle, des filaments intermédiaires forment une sorte de « filet » extérieur dont le rôle est primordial dans le maintien de l’intégrité du canal.

 

Au niveau moléculaire : rôle clé de PROS-1

L’équipe de Michel Labouesse a également montré que l’ensemble de ce processus de formation et de développement de la lumière est contrôlé par le facteur de transcription PROS-1, celui-ci étant impliqué de très près dans l’expression de gènes responsables de la réponse au stress osmotique et du processus de fusion des vésicules avec la membrane.

 

De nouveaux espoirs thérapeutiques ?

Tubules rénaux, bronchioles, vaisseaux lymphatiques, les réseaux tubulaires sont omniprésents chez les êtres vivants et de nombreuses maladies affectent leur formation ou leur fonctionnement comme le lymphoedème ou même le cancer. Mieux comprendre comment ces tubes apparaissent et croissent permettrait donc de développer de nouvelles thérapies. Le facteur de transcription PROS-1, dont l’importance vient d’être montrée, possède un homologue chez les vertébrés : Prox1, connu pour son rôle dans la croissance du réseau lymphatique. Il est donc fort probable que les résultats obtenus chez C. elegans soient transposables au moins en partie à l’homme, une bonne nouvelle qui laisse entrevoir de nouveaux espoirs thérapeutiques pour les maladies affectant le réseau lymphatique.

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