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Actualités scientifiques

Identification d’un nouveau gène impliqué dans les myopathies

Au lieu d’être droite, la ligne Z, qui assure l'intégrité des unités contractiles, apparaît en dent de scie chez ces patients myopathes

ACTN2 mutations cause "Multiple structured Core Disease" (MsCD).

Lornage X(1)(2)(3)(4), Romero NB(5)(6)(7), Grosgogeat CA(8), Malfatti E(6)(7)(9), Donkervoort S(10), Marchetti MM(8), Neuhaus SB(10), Foley AR(10), Labasse C(6)(7), Schneider R(1)(2)(3)(4), Carlier RY(11)(12), Chao KR(13), Medne L(14), Deleuze JF(15), Orlikowski D(16), Bonnemann CG(10), Gupta VA(8), Fardeau M(5)(6)(7), Bohm J(1)(2)(3)(4), Laporte J(17)(18)(19)(20).

Acta Neuropathol 30 janvier 2019


30 janvier 2019

Dans cette étude, les chercheurs de l'équipe de Jocelyn Laporte de l'IGBMC (CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) ont caractérisé une nouvelle sous-classe de myopathie congénitale et identifié des mutations dans le gène ACTN2. Ce gène code pour l'alpha-actinine 2, qui intervient dans le maintien de la structure musculaire et assure une bonne fonction contractile. Ces résultats, publiés le 30 janvier 2019 dans la revue Acta Neuropathologica, ouvrent de nouveaux espoirs pour le développement de thérapies ciblées.


 

Les myopathies congénitales sont un groupe de maladies génétiques affectant la structure de la fibre musculaire. Ces anomalies entraînent une diminution de la force musculaire et peuvent survenir dès la naissance. Plus de 30 gènes impliqués dans l'apparition ou la transmission de myopathies congénitales ont déjà été identifiés, mais la moitié des patients restent sans diagnostic génétique.

 

Les fibres musculaires sont composées d'unités contractiles qui produisent de la force. L'intégrité et la stabilité de ces unités sont assurées par une structure appelée Z line. Dans cette étude, codirigée par Jocelyn Laporte et Johann Böhm et en étroite collaboration avec l'équipe de Norma Romero (Institut de Myologie, Paris), les chercheurs ont observé des défauts très spécifiques. Dans les muscles des patients, les lignes Z ont une structure anormale et présentent un motif en zigzag. la suite de ces observations, ils ont identifié des mutations de novo (des mutations qui n'existent pas chez les parents) dans l'alpha-actinine 2, une composante essentielle de la lignée Z.

 

Pour valider ces résultats, les chercheurs ont mené des expériences sur deux modèles animaux. Ils ont surexprimé la protéine mutante chez les poissons zèbres et les chercheurs ont observé que ces poissons nagent moins bien et voyagent moins longtemps. Ces anomalies étaient en corrélation avec des défauts musculaires structurels. Chez la souris, les chercheurs ont utilisé un vecteur viral pour exprimer le gène mutant dans le muscle tibial antérieur. Encore une fois, ils ont observé des défauts structuraux semblables à ceux trouvés dans les muscles des patients et ils ont mesuré une diminution de la force musculaire chez les animaux.

 

Ces études mettent en évidence une myopathie congénitale unique aux niveaux clinique, histologique et génétique et améliorent le diagnostic moléculaire chez les patients atteints de maladies musculaires rares.

 

Cette étude a été financée par l'ANR, la Fondation des maladies rares, la Fondation pour la recherche médicale et l'Association française contre les myopathies.

 

 

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