4 départements de recherche
750 employés
45 nationalités
55 équipes de recherche
16 lauréats ERC
260 publications par an
24000 m² de laboratoires

Soutenez-nous via

Fondation universite de Strasbourg

Service Communication

Tél. +33(0) 3 88 65 35 47

Accès direct

Science & société

Les chiffres 2014

11 bourses ERC
16 prix et distinctions
3 rendez-vous grand public
23 actualités scientifiques majeures

Actualités scientifiques

Une nouvelle équipe au sein de l’IGBMC

Une nouvelle équipe au sein de l'IGBMC

12 avril 2016

En janvier dernier, l’IGBMC a accueilli un nouveau chef d’équipe : Gilles TRAVE ainsi que ses collaborateurs Danièle ALTSCHUH, Yves NOMINE et Irina Paula SUAREZ. Nous sommes tous heureux d’accueillir cette nouvelle équipe qui va rejoindre le département de Biologie structurale et intégrative. Son thème de recherche sera : les oncoprotéines virales et réseaux domaines-motifs.

 

Pour en savoir plus, sur cette équipe vous pouvez cliquer sur ce lien : http://www.igbmc.fr/trave/. Vous trouverez également une actualité scientifique sur les travaux de recherche récents de cette équipe en cliquant sur « En savoir plus ».


Le mystère levé sur le mécanisme viral de dégradation de la protéine p53 « gardienne du génome »

 

p53, protéine suppresseur de tumeur, est souvent nommée "gardienne du génome" en raison de son rôle clé dans la prévention du cancer. Plus de 50% des cancers humains contiennent des mutations du gène de p53, se traduisant par des protéines défectueuses. Certains virus favorisent l’apparition de cancer, tels que les Papillomavirus, les Polyoma virus et l'Adénovirus, en inactivant p53. Dans les Papillomavirus humains (HPV) à "haut risque", responsables des cancers du col de l’utérus, p53 est détruite par l'oncoprotéine virale E6 par l’activation de la machinerie cellulaire de dégradation des protéines.

 

Dans la première étape de ce processus, E6 capture une enzyme cellulaire appelée E6AP. Le complexe E6/E6AP résultant, recrute alors la protéine p53. L'enzyme E6AP attache ensuite sur p53 un marqueur moléculaire, nommé ubiquitine, qui va provoquer la destruction de p53 par la machinerie cellulaire.

 

Des chercheurs du laboratoire de Biotechnologie et Signalisation Cellulaire (BSC), en collaboration avec des chercheurs de l’IGBMC, ont visualisé à l’échelle atomique la première étape du processus de dégradation de p53. En utilisant la technique de diffraction des rayons X, ils ont résolu la structure tridimensionnelle d'un complexe constitué de la protéine E6 de l’HPV16, souche HPV la plus répandue, d’un petit fragment peptidique issu d’E6AP et de la région centrale de la protéine p53. Cette structure montre par quel moyen le petit fragment d’E6AP conduit la protéine E6 à adopter une forme particulière. Elle devient ainsi compétente pour l'interaction avec p53. La liaison à E6AP modifie la conformation globale d’E6 en générant sur sa surface une "poche" pouvant accueillir p53.

 

La capture et la dégradation de p53 par E6 constituent une activité centrale des HPV à haut risque, absolument nécessaire pour leur propension à provoquer des cancers. Les chercheurs du BSC et de l’IGBMC ont décrit pour la première fois le processus de ciblage de p53 par E6 à l’échelle atomique. Ces résultats apportent une avancée dans la conception de stratégies thérapeutiques pour l'inhibition de la dégradation de p53.

Imprimer Envoyer

Université de Strasbourg
INSERM
CNRS

IGBMC - CNRS UMR 7104 - Inserm U 964
1 rue Laurent Fries / BP 10142 / 67404 Illkirch CEDEX / France Tél +33 (0)3 88 65 32 00 / Fax +33 (0)3 88 65 32 01 / directeur.igbmc@igbmc.fr