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Actualités scientifiques

La protéine SET, une nouvelle cible chimiothérapique qui contrôle la réparation de l’ADN

© IGBMC

La protéine SET joue un rôle clé dans la réparation de l’ADN. Elle interdit une recombinaison excessive de l’ADN en contrôlant la structure de la chromatine via son interaction avec les protéines KAP1 et HP1.

The Nuclear Oncogene SET Controls DNA Repair by KAP1 and HP1 Retention to Chromatin.

Kalousi A(1), Hoffbeck AS(1), Selemenakis PN(2), Pinder J(3), Savage KI(4), Khanna KK(4), Brino L(1), Dellaire G(3), Gorgoulis VG(5), Soutoglou E(6).

Cell Rep 7 avril 2015


26 mars 2015


L’équipe d’Evi Soutoglou à l’IGBMC vient de montrer que la protéine SET joue un rôle clé lors de la réparation des lésions simultanées des deux brins d’ADN : elle modère la réparation et interdit une recombinaison excessive de l’ADN en compactant la chromatine dès qu’il faut freiner les recombinaisons.
Les chercheurs ont également montré que les cellules cancéreuses où cette protéine est trop abondante sont sensibles à des  agents chimiothérapiques comme les dérivés de la camptothécine.
Ces résultats sont publiés le 26 mars 2015 dans la revue Cell Reports.

L’ADN des cellules est constamment endommagé, de l’extérieur ou de l’intérieur. Parmi ces menaces à la stabilité du génome, les plus délétères sont les lésions simultanées des deux brins d’ADN car elles sont difficiles à réparer et peuvent mener à des réarrangements chromosomiques, à une transformation de la cellule et au cancer.
Les cellules y réagissent par une réponse particulière (DDR - DNA damage response) qui consiste à contrôler les cycles cellulaires et à réparer l’ADN mais cette réponse doit être équilibrée, à la fois dans le temps et dans l’espace, pour éviter les mutations génétiques.

L’équipe d’Evi Soutoglou de l’IGBMC vient de montrer que la protéine SET joue un rôle clé en modérant cette réponse réparatrice et en interdisant une recombinaison excessive de l’ADN. Pour cela, elle agit avec deux protéines – KAP1 et HP1 – qui contrôlent la structure de la chromatine en la rendant compacte dès qu’il faut « freiner » la recombinaison.

Les chercheurs ont également lié cette implication de SET à certains cancers. On sait depuis peu que la protéine SET est surabondante dans les cellules pour certains cancers or la surabondance de SET et une chromatine compactée durablement peut empêcher toute réparation. Ce phénomène est soupçonné d’être à l’origine de certains cancers mais il est aussi la clé de la chimiothérapie puisque les agents chimiothérapiques provoquent dans les cellules cancéreuses des dommages double-brins massifs qu’elles ne peuvent réparer. Et cette étude montre qu’effectivement, les cellules où SET est trop abondante sont sensibles à des  agents chimiothérapiques comme les dérivés de la camptothécine.

Cela suggère que la protéine SET pourrait être une cible intéressante pour traiter les cancers s’accompagnant de surabondance de SET et que les dérivés de la camptothécine pourraient être utilisés pour ce type de cancers.

 

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