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Actualités scientifiques

Cellules souches : Le rôle de MOF et ses complexes

Action différenciée des complexes NSL et MSL sur le génome des cellules souches embryonnaires.

Mof-associated complexes have overlapping and unique roles in regulating pluripotency in embryonic stem cells and during differentiation.

Ravens S(1), Fournier M(1), Ye T(2), Stierle M(1), Dembele D(2), Chavant V(3), Tora L(1).

Elife 4 juin 2014


4 juin 2014

L’équipe de Laszlo Tora vient de mettre en évidence les rôles respectifs d’une enzyme, MOF, au sein des complexes NSL et MSL, dans la croissance et la différenciation des cellules souches embryonnaires. Publiés le 4 Juin 2014 dans le journal en ligne eLife, ces résultats repoussent encore les frontières de la connaissance sur ces cellules à très grand potentiel thérapeutique.

 

Les cellules souches embryonnaires sont des cellules « pluripotentes » issues d’un embryon très précoce. Elles ont en effet la capacité de se différencier en de multiples cellules aux fonctions radicalement différentes (neurones, cellules musculaires ou de la peau, etc.). Leur potentiel thérapeutique est immense puisque cette propriété leur confèrerait le pouvoir de régénérer ou de réparer des organes malades ou endommagés, ce qui explique l’engouement actuel des chercheurs pour mieux comprendre les spécificités de ces cellules.

 

Dans cette nouvelle étude, l’équipe de Laszlo Tora s’est penchée sur le cas de l’enzyme MOF connue pour être essentielle aux cellules souches embryonnaires, à la fois pour le maintien de leur pluripotence, mais également pour le déclenchement de leur différenciation en cellules spécialisées. Cette enzyme constituant une des sous-unités de deux complexes protéiques, MSL et NSL, les chercheurs se sont intéressés aux rôles respectifs de ces deux complexes dans le maintien des cellules souches embryonnaires et leur différenciation. Grâce à la technique de ChIP-seq, les chercheurs ont pu déterminer les sites de liaison de ces complexes sur l’ensemble du génome des cellules souches, les mettant en parallèle avec la modulation des gènes exprimés en aval. Ils ont ainsi montré que les deux complexes avaient une action sur des sites communs mais que leur action était en majeure partie localisée sur des gènes différents. Ainsi, les chercheurs ont constaté que NSL avait un rôle centré sur les gènes constitutifs (gènes qui s’expriment de la même manière dans toutes les cellules d’un organisme), tandis que MSL stimulait davantage les gènes liés à la différenciation. De plus, ils ont montré que NSL se fixait exclusivement sur les promoteurs tandis que MSL se liait davantage au milieu des gènes cibles.

 

Cette étude apporte de nouveaux éléments pour la compréhension et le contrôle des cellules souches embryonnaires et laisse entrevoir de nouveaux espoirs pour l’utilisation de ces cellules à des fins thérapeutiques.

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