4 départements de recherche
750 employés
45 nationalités
55 équipes de recherche
16 lauréats ERC
260 publications par an
24000 m² de laboratoires

Soutenez-nous via

Fondation universite de Strasbourg

Service Communication

Tél. +33(0) 3 88 65 35 47

Accès direct

Science & société

Les chiffres 2014

11 bourses ERC
16 prix et distinctions
3 rendez-vous grand public
23 actualités scientifiques majeures

Actualités scientifiques

PARG : une nouvelle piste pour les traitements anti-cancéreux ?

Poly (ADP-Ribose) Glycohydrolase Regulates Retinoic Acid Receptor-Mediated Gene Expression.

Le May N, Iltis I, Amé JC, Zhovmer A, Biard D, Egly JM, Schreiber V, Coin F.

Mol Cell 14 décembre 2012


25 octobre 2012

En réponse à l’engouement actuel pour certains traitements anti-cancéreux actuellement en phase de test, des chercheurs strasbourgeois de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) et de l’Institut de recherche de l’école de biotechnologie de Strasbourg (Irebs) ont mis en évidence le rôle d’une nouvelle molécule dans la voie de transactivation des gènes par l’acide rétinoïque, élargissant les perspectives thérapeutiques du ciblage de cette molécule. Ces résultats sont publiés en ligne le 25 octobre 2012 dans la revue Molecular Cell.

Poly(ADP-ribosyl)ation : kesako ?

La poly(ADP-ribosyl)ation est un mécanisme enclenché en réponse aux agents génotoxiques qui altèrent notre information génétique. Certaines poly(ADP-ribose) polymérases (PARP), et plus particulièrement PARP-1, détectent les cassures de l’ADN et catalysent la synthèse de poly(ADP-riboses) qui se lient aux protéines, initialisant ainsi le système de réparation des lésions. Des inhibiteurs de PARP sont actuellement en phase de test clinique comme adjuvants thérapeutiques afin de mieux sensibiliser les cellules cancéreuses à certaines chimiothérapies. Le mécanisme de la poly(ADP-ribosyl)ation est réversible et finement régulé par la Poly(ADP-ribose) glycohydrolase (PARG) qui a pour rôle d’éliminer les ADP-riboses des protéines. PARP-1 et PARG semblent donc constituer un tandem de molécules dédiées au maintien de l’intégrité du génome. PARG est une molécule encore peu étudiée mais vu ses liens étroits avec PARP, les chercheurs s’intéressent également aujourd’hui de très près à ses fonctions.

 

IGBMC/Irebs : une collaboration fructueuse

L’équipe de Valérie Schreiber de l’Irebs s’intéresse aux rôles respectifs des PARP et de PARG dans le maintien de l’intégrité du génome et le développement de cancers. De son côté, celle de Frédéric Coin à l’IGBMC est spécialisée dans l’étude de l’expression du génome. Puisqu’il avait déjà été montré que PARP-1 était impliquée dans la transactivation des gènes par l’acide rétinoïque, les deux équipes de chercheurs se sont rapprochées afin d’étudier le rôle éventuel de son binôme PARG dans ce processus. Cette coopération s’est montrée productive car les chercheurs ont démontré que cette molécule était impliquée à la fois dans la modulation de l’activité transcriptionnelle et dans la réparation du génome. Ils ont notamment mis en évidence les rôles antagonistes de PARP-1 et PARG sur une histone démethylase impliquée dans le remodelage de la chromatine, une étape essentielle à l’expression des gènes sous la dépendance de l’acide rétinoïque.

 

Cette étude est la première à mettre en évidence le mécanisme d’action de PARG dans la régulation de l’expression des gènes et fait de cette molécule une nouvelle cible thérapeutique prometteuse dans le traitement de certains cancers, au même titre que PARP.

Imprimer Envoyer

Université de Strasbourg
INSERM
CNRS

IGBMC - CNRS UMR 7104 - Inserm U 964
1 rue Laurent Fries / BP 10142 / 67404 Illkirch CEDEX / France Tél +33 (0)3 88 65 32 00 / Fax +33 (0)3 88 65 32 01 / directeur.igbmc@igbmc.fr