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Actualités scientifiques

De l’éprouvette au vivant : la « recette » de la transdifférenciation

Des cellules souches in vitro jusqu’aux êtres vivants (chez le vers ou chez l’humain), la recette moléculaire de la reprogrammation cellulaire et de la pluripotence semble conservée.

9 avril 2012

L’équipe de Sophie Jarriault de l’IGBMC vient de montrer que les facteurs moléculaires  nécessaires au maintien de la pluripotence in vitro et utilisés pour induire la reprogrammation cellulaire sont les mêmes que ceux impliqués in vivo au cours de la transdifférenciation. Ces travaux sont publiés le 9 avril dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America.

 

Les organismes complexes sont constitués de cellules différenciées (cellules musculaires, neurones, globules rouges, etc.). Pour générer de nouveaux organes sans passer par une greffe, les chercheurs cherchent des moyens de produire ces cellules différenciées. Plusieurs pistes sont en cours d’investigation pour générer ces cellules in vitro. Outre l’utilisation de cellules souches embryonnaires (cellules ES) qui est très controversée, une méthode permet de dédifférencier les cellules en cellules pluripotentes induites (iPS) et de les reprogrammer ensuite. Une autre technique prometteuse est également explorée depuis quelques années et permettrait à des cellules différenciées de changer d’identité sans passer par un stade pluripotent : c’est la transdifférenciation. L’équipe de Sophie Jarriault qui travaille sur ce phénomène a notamment montré dans une précédente étude qu’elle avait lieu naturellement chez le vers Caenorhabditis elegans, permettant à une cellule rectale de se transformer en motoneurone. 
Dans leurs derniers travaux, les chercheurs se sont penchés sur les aspects moléculaires du phénomène de transdifférenciation. Ils ont notamment mis en évidence que la reprogrammation directe d’une cellule rectale nécessite un cocktail moléculaire de 4 facteurs. Ces facteurs sont déjà connus pour avoir un rôle clé in vitro dans le maintien de la pluripotence des cellules ES ou pour permettre la reprogrammation en cellules iPS. C’est la toute première fois que leur rôle est montré in vivo chez un organisme pluricellulaire. 
Ces résultats suggèrent que la « recette » des processus forcés obtenus en laboratoire est en réalité très proche de celle des mécanismes naturels de reprogrammation.

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