4 départements de recherche
750 employés
45 nationalités
55 équipes de recherche
16 lauréats ERC
260 publications par an
24000 m² de laboratoires

Soutenez-nous via

Fondation universite de Strasbourg

photo

Chef d'équipe

Daniel RIVELINE
daniel.riveline@igbmc.fr
Tel. : +33 (0)3 88 65 56 40

Les chiffres

52 équipes de recherche
134 chercheurs
95 post-doctorants
132 doctorants
194 ingénieurs & techniciens
22 masters
132 administratifs & services généraux 110 personnels ICS

Accès direct

Recrutement

Morphogénèses In Vitro

Reference : PhD Daniel RIVELINE

Publication de l'offre : 6 avril 2016

Les tissus changent de formes pendant le développement des embryons. Les cellules prolifèrent, se réorganisent, changent de voisins, changent de formes. Depuis quelques années, ces réorganisations majeures ont suscité un intérêt croissant des physiciens et des biologistes : les évolutions tissulaires ressemblent aux dynamiques des mousses. Avec un formalisme revisité, il est dorénavant établi que les complexes acto-myosine sollicitent le bord des cellules, et ces phénomènes locaux se traduisent en réorganisation globale des tissus. Les transformations des tissus peuvent être mises en équation et simulées in silico. Leurs formes locales et globales suivent des règles testables et prédictibles dans certains cas.

En plus de ces lois physiques, ces phénomènes impliquent aussi les voies de signalisation Rho qui régulent les activités des myosines notamment par des kinases et des phosphatases. Démêler les contributions et les rôles de chacun de ces acteurs fait partie d’un champ de recherche en pleine expansion, la mécanobiologie, en France et à l’Etranger, un domaine aux Interfaces entre la Physique et la Biologie.

Il est cependant rare que les tissus en formation soient isolés dans les systèmes modèles caractérisés in vivo. Les organes voisins peuvent influencer le devenir des tissus. Ainsi, il paraît très probable que les tissus caractérisés jusqu’à présent in vivo évoluent sous l’influence mécanique de leurs environnements, et non suivant leurs règles propres et isolées de morphogénèse.

Le sujet de thèse proposé cherchera à reproduire ces étapes en dehors de l'embryon in vitro et in silico, tout en comparant les mouvements cellulaires avec les dynamiques observées in vivo.
Des cellules épithéliales seront placées sur des motifs microfabriqués aux formes 2D et 3D maîtrisées, des surfaces planes, des sphères, des cylindres, aux dimensions contrôlées. Par l'application ou non de contraintes mécaniques extérieures, locales ou globales, il s'agira de mimer l'élongation et la gastrulation. On s’attend à ce que certaines étapes soient amplifiées suivant les conditions de contraintes internes ou externes. Suivant la nature des sollicitations, les formes précises sont attendues, et la visualisation des cellules en dynamique permettra de caractériser les dynamiques tissulaires mesurées.
Lorsque ces phénomènes auront été reproduits, les cellules utilisées seront modifiées localement ou globalement pour leur contractilité, par la voie Rho, par leurs adhésions via les jonctions adhérentes et par les contacts focaux. On s'attend à ce que ces morphogénèses in vitro soient amplifiées ou retardées suivant les conditions expérimentales. En cours de thèse, des organoïdes seront préparés en collaboration avec des biologistes spécialistes du domaine (collaboration établie), et les dynamiques seront également comparées aux systèmes étudiés.
Les résultats obtenus seront confrontés aux mêmes phénomènes observés sur les systèmes modèles, la Drosophile, C. elegans, Zebrafish, la souris. L'ensemble du travail impliquera biologie cellulaire, biologie du développement, microfabrication en salle blanche, imagerie cellulaire à haute résolution, modélisation. Le cadre de l’IGBMC constitue un environnement de choix pour mener à bien ces recherches. Par ailleurs, le nouveau Master de l’Université de Strasbourg Cell Physics http://www.cellphysics-master.com/ prépare bien les étudiants à ce type de sujet en plein essor à Strasbourg et aux échelles nationales et internationales. Enfin, l'équipe a obtenu des résultats novateurs en la matière en étroite collaboration avec des groupes de biologistes et de physiciens en France et à
l'Etranger.

- COMPETENCES SOUHAITEES : Il serait souhaitable que le candidat ou la candidate soit ouvert aux collaborations aux Interfaces entre la Physique et la Biologie. Sa formation pourra être en Biologie ou en Physique. Il/Elle sera amené(e) à interagir avec des collaborateurs de cultures scientifiques variées, des théoriciens et des expérimentateurs. Il/Elle devra avoir des qualités d’adaptation pour des travaux en équipe.

- EXPERTISES QUI SERONT ACQUISES AU COURS DE LA FORMATION : Le candidat ou la candidate apprendra à manipuler les cellules, deviendra expert(e) en microfabrication en salle blanche, il/elle pratiquera régulièrement de l’imagerie à haute résolution avec des méthodes variées, ainsi que des sollicitations mécaniques des systèmes. Il/Elle apprendra à traduire les idées exprimées en physique théorique dans des termes de mesures expérimentales sur la matière vivante.

Votre candidature

Date limite de candidature : 31 décembre 2016

Imprimer Envoyer

Université de Strasbourg
INSERM
CNRS

IGBMC - CNRS UMR 7104 - Inserm U 964
1 rue Laurent Fries / BP 10142 / 67404 Illkirch CEDEX / France Tél +33 (0)3 88 65 32 00 / Fax +33 (0)3 88 65 32 01 / directeur.igbmc@igbmc.fr